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Un territoire de coopération franco-suisse

  • Tout au long de la frontière, français et suisses ont d'évidents intérêts en commun.
  • Tout au long de la frontière, français et suisses ont d'évidents intérêts en commun.
L’Arc jurassien s’étend de part et d’autre des 230 km de frontière que partagent la Bourgogne-Franche-Comté et la Suisse.

Au sein de l’Arc jurassien, quatre territoires ont été identifiés pour mieux orienter la stratégie transfrontalière de coopération. Dans tous ces territoires, le travail frontalier constitue un lien fort entre la France et la Suisse. D’autres échanges sont possibles, facilités par l’unité linguistique et la tradition industrielle commune en matière de microtechniques. Les évolutions démographiques, parfois très contrastées de part et d’autre de la frontière, doivent aussi être prises en compte pour une coopération équilibrée.

C’est dans le territoire de coopération « Parcs du Doubs et Agglomération urbaine du Doubs » que le travail frontalier est le plus fréquent : il concerne un tiers des actifs de la partie française, soit 10 800 personnes qui résident dans des communes proches de la frontière comme Morteau ou de Villers-le-Lac, ou plus éloignées comme Valdahon. La grande majorité d’entre eux se rendent au Locle ou à la Chaux-de-Fonds, deux pôles d’emploi suisses des industries horlogères et de précision.

Ici les frontaliers occupent 22 % des emplois, avec un maximum de 40 % au Locle. La quasi-totalité de ces travailleurs frontaliers font le trajet en voiture. La route Besançon Neuchâtel, dite « route des microtechniques » est une des voies les plus fréquentées de l’Arc jurassien. Quelques frontaliers, 3 %, utilisent les transports en commun notamment le « train des horlogers », ligne ferroviaire entre Besançon et la Chaux-de-Fonds.

Ce travail frontalier ne cesse de se développer malgré un petit ralentissement en 2016 consécutif à celui de l’activité horlogère suisse. De plus en plus de jeunes actifs s’installent dans la partie française dont la croissance démographique est soutenue, deux fois plus élevée que dans la partie suisse. Elle tend ainsi à devenir une zone résidentielle dépendante du marché du travail suisse où la densité d’emplois est six fois plus élevée. Pour atténuer cette trop grande spécialisation des territoires, d’autres projets de coopération tournés davantage sur la mutualisation sont en cours. Le Doubs qui sert ici de frontière naturelle constitue un vecteur fort de coopération autour de projets touristiques ou environnementaux, comme celui du Parc naturel régional du Doubs Horloger qui prolongera le Parc naturel régional du Doubs situé en Suisse.


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